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Elisa Jouannet

Cohabiter avec les vipères / solstice d'été

Chaque année, lorsque les chaleurs de l'été s'installent peu à peu, je me souviens que la saison des serpents arrive. Je vais probablement en croiser, en entendre, en admirer peut-être.

En admirer, vraiment ?

La peur n'est-elle pas immédiate et incontrôlable dès qu'un reptile plus long qu'un lézard est aperçu contre le mur ou autour d'un pot de fleurs ?


J'ai pour les serpents beaucoup de fascination et d'appréhension.

Les images de films montrant d'immenses Boa Constrictor qui broient et mangent les humain.es m'ont probablement influencée. Les avertissements des adultes de faire attention aux morssures aussi.

En fait, l'éducation, la transmission, le modèle joue un rôle primordial dans notre relation au "danger", ou à ce que nous identifions comme potentiellement menaçant.

Ayant grandi en France, les serpents sont pour la plupart inoffensifs et leurs morsures n'engagent souvent pas de prognostic vital.


Alors j'essaie de me familiariser avec les vipères, les couleuvres et autres serpents que je ne parviens pas à identifier : j'apprends à les considérer comme ma famille étendue, comme faisant partie intégrante du paysage dans lequel j'évolue. Sans chercher à les éradiquer, à prendre leur place ou à les enlever de mon territoire. Cohabiter avec. Vivre ensemble. Profitons de l'invitation du solstice d'été pour inclure d'autres manières d'être vivant dans nos quotidiens.


Certaines études soulignent bien le facteur éducatif dans la peur liée aux reptiles : des bébés ont été observé en train de jouer au milieu de serpents de différentes tailles et leur présence ne les dérange en rien voire suscite un intérêt certain, une curiosité comme avec tout autre animal. Les nouveaux nés ne font pas la distinction, iels n'ont pas encore appris que "les serpents sont dangereux" ou "méchants".

Je vous laisse visionner la vidéo traitant de cette étude ici :



Ce sont en réalité nos narrations, nos discours, nos croyances qui restent à questionner.


Nous savons que l'extinction de la biodiversité, de nombreux animaux surtout et végétaux sont est liée aux activités humain.es polluantes et irrespectueuses des logiques du vivant.

Le changement commence aussi par nous-même, par l'intérieur : comment puis-je trouver du respect envers les serpents ? Comment puis-je reconnaître la peur qui vibre en moi lorsque je les vois, l'accepter, tout en les laisser exister à bonne distance de moi ? Finalement, les principes de vivre-ensemble s'appliquent à tous les vivants!

Commençons donc par nous-même :)


Pour aller plus loin, je vous recommande la lecture de cet article fascinant qui décrit oh combien la vipère joue un rôle décisif dans la vie de nos milieux :


Des pistes pour randonner ou jardiner cet été avec un regard nouveau...


Chaleureusement,

Elisa

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Photographies originales Bonzonino Production© 

ou d'Elisa Jouannet

 

Elisa reconnaît les cultures traditionnelles,

l’infinie abondance et l'interdépendance du Vivant,

et la légitimité qui circule en chaque être.

 

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Elisa Jouannet © 2025

Éco•Somatiques | Artiste-chercheuse I Yoga inclusif

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