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Elisa Jouannet

Le vide, effrayant et attirant à la fois

Avoir de l'espace, ou plutôt se créer de l'espace pour RIEN. "

Pour rien ?? Mais, c'est à dire ? Pour quoi FAIRE !?"

Du temps-espace pour simplement s'assoir, regarder, contempler, écouter, observer.. Etre présent.e dans l'instant ...


Dans nos sociétés, le temps est tellement associé à la rentabilité, productivité,

des marqueurs d'efficacité qui montrent qu'on est bien intégrés. Des villes où le bruit est constant, le mouvement, le chaos et le vacarme deviennent assourdissants.

Pour nous éviter de penser, divertissez-nous.

Pour nous éviter de respirer, occupez-nous, vendez-nous des objets/activités.


En fait, s'installer dans le vide nous permettrait de vraiment écouter ce qui se vit autour de nous et en nous. De questionner, d'analyser, d'accueillir, de ressentir.

Mais c'est bien pour éviter toute cette vie interne que nous continuons de speeder. Accélérer pour ne pas avoir le temps de voir.


En réalité, tout ce qui pourrait émerger du vide nous effraie. L'inconfort nous effraie. Nous finissons par avoir peur d'avoir peur, avoir peur de ressentir ou de réaliser tout ce que nous avons mis de côté (souvenirs, émotions, passé...).


Quelle brilliante idée d'avoir trouvé des stratégies pour éviter et balayer tout inconfort. Rien de plus naturel de vouloir échapper à ce qui fait mal !


Mais si nous devenions capables de ressentir sans avoir peur ? de vivre une émotion sans se laisser étouffer/emporter par elle ? d'écouter nos pensées en les considérant avec respect et en discernant les décisions qu'elles nous invitent à prendre, en discernant aussi les jugements et les biais dont nous sommes fait.es?

Que se passerait-il alors ?


Peut-être, arriverions-nous à contempler le cycle perpétuel des renouveaux dont nous faisons partie. A aimer pleinement en prenant le risque de dire non. A laisser les enseignements reçus s'intégrer, s'insérer dans nos systèmes sans courir après la prochaine médaille à afficher. A savourer des facultés précieuses de nos sensorialités, de nos corps, de nos imaginaires.

Peut-être nous contenterions-nous de peu, de qualité, de temps, d'espace et peut-être même que nous prendrions goût à écouter l'écho de nos respirations dans le silence du monde en perpétuelle évolution ?


Qui sait ?

A nous de décider.


Avec amour

Elisa

xx


Portrait par @bonzoninoproduction

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