Qu'est-ce qu'une forêt primaire ?
- Elisa Jouannet

- 26 mars
- 2 min de lecture
Ayant grandi en centre-ville de Toulouse, dès que mes parents m'emmenaient en montagne ou en forêt, j'avais enfin la sensation de respirer!! J'avais même demandé à ce que nous nous installions près de Foix dans la maison secondaire que nous avons vendu quelques années plus tard... Mon rêve de grandir au grand air s'évanouissait, mais mon désir de comprendre les écosystèmes forestiers est resté !
En Août dernier, j'ai eu l'immense plaisir de visiter la dernière forêt primaire d'Europe de l'Est, à Bialoweiza, Pologne. Malgré des menaces actuelles d'exploitation par le gouvernement polonais qui affecterait grandement le caractère primaire de ce lieu, son souvenir majestueux et l'espoir de la préserver reste vibrant pour moi.
Mais qu'est-ce qu'une forêt primaire ? Quelle différence avec le bosquet d'à côté de chez soi où nous allons balader les weekends ? Ou avec les parcs nationaux protégés par les états ?
L'association Francis Hallé la décrit ainsi dans cet article :
"On qualifie de primaire une forêt qui n’a été ni exploitée ni défrichée par l’homme ; si elle l’a été dans le passé, un temps suffisant s’est écoulé pour que la forêt ait pu redevenir primaire."
Une biodiversité foisonnante, des arbres très anciens, très hauts et des systèmes racinaires impressionnants, une obscurité certaine due aux feuillages très développés, une canopée vibrante de vie, un sous-sol très riche et une faune bien vivante.
Un paradis, je crois.
L'association rappelle aussi que : "Des forêts primaires sont apparues sur notre planète au Dévonien, il y a 380 millions d’années. (...) Jusqu’à l’apparition de l’espèce humaine il y a 300 000 ans, toutes les forêts de la Terre étaient primaires. L’être humain a défriché, exploité et déforesté de plus en plus vite."
Reconnaître le rôle et l'impact de nos activités humaines sur les forêt me permet de choisir en conscience ce que je consomme (meubles, vêtements, aliments...) afin de réaliser que tout est relié, que nos gestes comptent mais aussi que les gouvernements doivent faire des choix cohérents en faveur de l'écologie.
Tout ne repose pas sur les épaules des individus.
Mais ensemble, nous pouvons aller dans le sens du changement.
Commençons par nous émerveiller, nous instruire, nous éveiller à la beauté et à la magie que ces forêts peuvent offrir et au nombre d'espèces vivantes qui y vivent.
Chaleureusement,
Elisa




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